
Hommage
à Bernard Ronté

Monsieur Cyclõpe
Reprise du logo que j'ai créé en 1998 pour Bernard Ronté
Acrylique + marouflage + compression papier
/ Medium ‡ Protection verre
Quadriptyque → 105 x 105 - Ep. 4 - 2016
Bernard, peut-on rire de tout?
« NON, oublie l’humour, c’est pas le jour… oublie!»
Je vais paraphraser José Arthur : Bernard, tu es l’un de mes 2 plus grands amis. Tu as été un guide pour moi, comme pour beaucoup d’autres je crois.
Je n’avais pas 20 ans quand tu m’as pris sous ton aile… initialement pour m’enseigner les techniques de ton art… Mais tu m’as transmis la passion, l’exigence de soi, faire et refaire, la quête de l’inaccessible étoile…
Tu n’imagines pas aujourd’hui ce que je te dois… heureusement pour moi ce n’est pas une dette : tu avais le don de générosité, tu as tout donné sans facture… Certains diront que c’est normal, tu ne savais pas (ou ne voulais pas) compter !
Ça fait donc de nous des amis de 30 ans! On ne compte plus les fous rires, les bonnes assiettes, les bouteilles et les verres vides, les amis, les amis des amis.
Les grosses galères aussi mais jusque là on les avait surmontées.
Ensemble on a beaucoup bossé, beaucoup… C’est dingue les tonnes de reportages, journaux, catalogues… qu’on a pondus ensemble. Sans jamais un accroc, tu as soutenu tous mes projets, supporté tous mes caprices…
Gentil n’a qu’un œil, n’est-ce pas Monsieur Cyclope ?
C’est vachement dur pour nous tous de parler de toi au passé… Je partage ces quelques mots passionnés avec Jaqueline, Marcel, Catherine, Céline, Clément, Léna… et avec ton fan-club: Emile, Daniel, Pierre, Robert, François, Agnès, etc. etc. et bien sûr Anne-Lyse.
Tu vas nous manquer vieux frère… Voilà donc un nouveau concurrent photos pour la terre vue du ciel… Mais je t’explique: c’est pas cool d’être parti si tôt et sans prévenir, tu laisses derrière toi un sacré bordel…
Ça va être dur sans toi, mais on va continuer la route coûte que coûte en suivant ton étoile : on ne se lâchera pas la main…
Salut mon ami, pour la première fois je ne suis pas pressé de te retrouver… mais pourtant le cœur y est.
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Hommage
à François Calvat…
En témoignage de notre amitié
un cadeau pour toi !

Investigation
Composition avec le bleu Calvat (pigment qu'il m'avait donné)
Acrylique + marouflage + compression papier + plomb
/ Medium
→ 40 x 40 - Ep. 5 - 2020
On a failli se louper avec François. En 1988 je cherchai à le joindre pour lui remettre des photos de la fameuse "grange brûlée" faites avec un ami photographe. C'était aussi un prétexte pour lui présenter mon travail artistique.
J'étais jeune et ne sachant ce que j'avais à lui proposer, François négligeait mes suppliques et ne voulait pas me recevoir…
Et pourtant, en même temps il cherchait à trouver et rencontrer ces photographes anonymes sans arriver à les trouver.
Ce n'est que presque 20 ans plus tard, en 2006, que nous nous sommes finalement croisés : j'étais en charge de la charte du Clos des Capucins à Meylan où il allait exposer.
Il ne nous a pas fallu longtemps pour remonter l'histoire !
De ce jour est né une véritable amitié et François m'a énormément apporté, tant en fidélité qu'en technique artistique…
En 2012 François m'avait sollicité pour réaliser avec Yann Pavie un premier recueil de ses oeuvres : investigations. Ça a été l'occasion pour lui comme pour moi d'un rapprochement plus intime.
Pour ce qui est de l'artiste, François était pour moi une sorte de "maître", il le savait même s'il persistait à dire que j'avais plus d'avenir que lui. Force est de constater aujourd'hui que ce n'est pas faux !
Depuis une dizaine d'années nous avons sans cesse échangé et nous nous motivions l'un l'autre à continuer à chercher… Ces dernières oeuvres, celles qu'il avait imaginées pour l'exposition où je l'avais invité, fin 2019, en sont la preuve. Ce fut pour moi un très grand honneur d'avoir François à mes côtés pour cette exposition au Belvédère d'Uriage où il avait exposé 10 ans plus tôt.
Pour finir, une anecdote : François m’avait dit, après le décès de Bernard Ronté, qu’avoir des compagnons d'art plus âgés que moi m’exposait à certaines détresses… jusqu’au jour où je serai le plus vieux! C'est malin, à cause de toi je m'approche de cette échéance!
Une vie comme la tienne j'en rêve, alors aujourd'hui j'ai de la peine bien sûr, mais je ne peux être triste face à une telle destinée. Et pour une fois je ne suis pas trop pressé de te revoir… même si le coeur m'en dit!

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